OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Pauvres Victoires, victoires du pauvre http://owni.fr/2011/02/10/pauvres-victoires-victoires-du-pauvre/ http://owni.fr/2011/02/10/pauvres-victoires-victoires-du-pauvre/#comments Thu, 10 Feb 2011 12:05:14 +0000 Julien Mielcarek http://owni.fr/?p=30260 Julien Mielcarek est journaliste pour le site Puremedias.com (ex-Ozap). Il collabore également à BFM Business et NRJ12.

On efface tout et on recommence. Nouvelle équipe de direction, nouvelle production, nouveaux présentateurs, nouvelle cérémonie… On nous avait annoncé la révolution des Victoires de la musique et autant dire qu’on n’a pu être que déçu hier soir devant France 4. La chaîne diffusait le premier épisode des Victoires, une première soirée consacrée aux nouveaux talents et aux révélations.

Mais, pour sans doute nous donner l’impression que cette soirée n’était pas l’arrière-cuisine inintéressante de la « vraie » cérémonie du 1er mars (celle consacrée aux stars et diffusée sur France 2), on avait tout de même convié des artistes confirmés. De Christophe Maé à Bernard Lavilliers en passant par Youssou N’Dour, on se demandait parfois quelle était la promesse de cette soirée qui, au milieu de toutes les catégories moins grand public, a quand même remis le “prestigieux” prix de l’album de chansons de l’année (un prix remis à Bernard Lavilliers, une révélation donc).

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Mais s’il n’y avait que ça… Sans doute seul artiste « internationale » disponible ce soir-là à Lille, on s’interroge encore sur la présence d’Avril Lavigne, la tête d’affiche du soir, venue chanter péniblement son dernier single. Tout aussi pénible fut la – longue – performance de Bénabar et Hélèna Noguerra qui ont enchaîné plusieurs sketchs, laissant parfois penser qu’ils co-présentaient la soirée, avant de finalement quitter la scène… Car oui, on nous avait promis de la musique, de la vraie : « Cette nouvelle organisation est tout à l’avantage des artistes puisqu’on ne sacrifie pas de lives » expliquait en amont Stéphanie Renouvin à TV Mag. D’accord. Mais on se demande encore pourquoi certaines catégories ont vu tous les nommés chanter et d’autres non, ce privilège étant réservé au seul vainqueur qui faisait mine d’être surpris alors que ses musiciens étaient déjà en scène.

Malgré tout, Stéphanie Renouvin et Cyril Hanouna tentaient d’y croire, la première répétant à plusieurs reprises que la foule était en délire alors que les plans sur les spectateurs derrière elle traduisaient l’ennui (et parfois l’effroi) que nous éprouvions devant notre téléviseur. Un téléviseur qu’on pensait parfois mal réglé tant on est resté circonspect face à la déclinaison des couleurs primaires sur le décor ou à la multiplication des performances réalisées sans éclairer l’artiste. Un choix artistique audacieux qui passe néanmoins très mal en télé. Heureusement, ces ratés ne devraient pas avoir trop de retentissement, la cérémonie n’ayant rassemblé que 489 000 téléspectateurs pour seulement 2,3% de parts d’audience. « Une foule en délire » nous disait Stéphanie…

Article initialement publié sur Puremedias.com

Crédits photos : (c) Charlotte SCHOUSBOE/ France Télévisions

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Warlogs: Julian Assange s’explique http://owni.fr/2010/07/26/war-logs-julian-assange-s-explique/ http://owni.fr/2010/07/26/war-logs-julian-assange-s-explique/#comments Mon, 26 Jul 2010 17:27:13 +0000 Federica Cocco / Martin Untersinger http://owni.fr/?p=23083 Julian Assange, fondateur et figure emblématique de Wikileaks donnait ce midi à Londres une conférence de presse afin de s’expliquer sur les récentes révélations mises au jour par son organisation. Notre éditrice à Londres, Federica Cocco, était présente à cette conférence de presse.

Julian Assange est apparu très calme, malgré l’enjeu et le grand nombre de journalistes et de caméras de télévision présents. De manière assez originale, il a commencé par les questions des journalistes, remettant à plus tard sa présentation, qu’il était en train d’achever.

Il a admis un peu à contre-coeur que les données divulguées par Wikileaks contenaient des preuves de “crime de guerre” perpétrés par les forces de la coalition.

Il a également confirmé avoir conclu un accord avec les trois médias qui ont diffusé l’information – le New-York Times, le Guardian et Der Spiegel – depuis plusieurs semaines. Accords qui les obligeaient à ne pas divulguer les informations avant ce dimanche. Et qui leur a permis, dans le cas du Guardian et du New-York Times, de mener un large travail d’investigation, de vérification et de journalisme de données.

Le fondateur de Wikileaks a confirmé que lui et son équipe n’avaient pas communiqué toutes les données en leur possession (cf.) et que les documents d’ors et déjà divulgués ne représentaient que la partie émergée de l’iceberg. Il a annoncé que lui et ses collaborateurs allaient passer en revue les nombreux documents restants et surtout vérifier qu’ils ne posaient pas problème en termes de sécurité.

Ainsi, à ceux qui lui reprochent de mettre en danger les troupes américaines, Assange répond que ces dernières ne donnent aucune information sur les mouvements et les localisations des troupes et ne sont pas suffisamment récentes pour constituer une menace immédiate.

Julian Assange est un homme sous surveillance. Le dernier coup d’éclat de Wikileaks n’arrange rien à son affaire : il a expliqué que le gouvernement américain s’était rapproché des autorités australiennes afin d’accroître leur surveillance sur sa personne.

Il a également abordé le cas de Manning, ce soldat qui comparaît devant un tribunal militaire pour avoir été une des sources de Wikileaks. Assange a expliqué avoir levé l’équivalent de 1 million de livres sterling pour couvrir ses frais judiciaires. Parallèlement, il a reconnu l’augmentation du nombre d’informateurs ayant des documents à divulguer, augmentation qui va de pair avec le succès de l’organisation.

Malgré les questions insistantes et déstabilisantes des journalistes, il est apparu très sûr de lui et solide, laissant entrevoir un homme rôdé aux médias et à la communication.

Il a par ailleurs relativisé la portée des informations divulguées, et rappelé que ces dernières étaient classées “secret” et non pas “top secret”. “Les gens en Irak, les gens en Afghanistan, ils n’ont pas besoin de vidéos. Ils voient ça tous les jours !

Federica Cocco / Martin Untersinger

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Retrouvez la vidéo de la conférence de presse à cette adresse.

Un transcript de l’intervention d’Assange est disponible ici.

Crédit Photo CC Flickr : Newmediadaysdk.

Télécharger l’affiche de Elliot Lepers

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